25 octobre 2009
Silences
Les gestes du matin font souvent trop de bruit : tasse posée, cuillère cognée, même l’eau est brutale. Les gestes du matin sont souvent tout ouatés : je sens le choc de la tasse mais ne l’entends pas, je ne m’étonne pas que la cuillère soit silencieuse, et l’eau coule si doucement.
Le train est un endroit où je peux me reposer, il suffit de débrancher. Le RER aussi, ce qui étonne. Mais je passe parfois pour rude, car je ne réponds pas aux « small talks » . Expliquer serait barbant pour tout le monde.
Le bruit du vent et de la mer s’estompe dès que je m’abrite au creux du bateau, tant mieux pour ma tranquillité. C’est mon corps qui veille, au lieu de mes oreilles, mon corps à l’écoute des mouvements du bateau, ondulations et vibrations, et qui me dit si le vent monte, si la mer change, si les voiles sont bien réglées. A terre ça ne marche pas, mon corps ne me dit pas qu’une voiture s’approche à grande vitesse.
Hier à C&C, cette jeune femme à qui j’ai fait une remarque anodine sur une scène lascive à quelques pas de nous, s’est mise à me parler d’elle, touchée, bouleversée jusqu’aux larmes, touchante, touchante jusqu’aux larmes pour moi … sauf que … je n’ai pas entendu un seul mot. Ca serait drôle … si seulement je ne savais pas que plus tard, je la recroiserai, elle croyant savoir que je sais des choses intimes sur elle, et moi ne sachant rien. Comment lui dire ?
Silence du repos, silence de l’isolement, silence de la
lecture, silence des idées qui mijotent, silence apprivoisé, silence ami,
silence tranquille de la veille de nuit, le silence sous toutes ses
formes.
Depuis des années, mes amis et mon chéri doivent renoncer aux chuchotements, mon Maitre a toujours su,
Depuis des années, mes enfants savent qu’il ne faut pas me parler de loin,
Depuis des années, mes associés attendent que je choisisse ma place à table, avant de s’installer eux-mêmes,
Depuis des années je crois que ces petits aménagements discrets suffiront...
Depuis quelques mois, ma fatigue auditive me rend irritable, et mes loupés font des malentendus, des frustrations.
Depuis quelques mois, j’ai du mal avec les clients à murmures, ceux des bibliothèques feutrées et des bureaux paysagés, qui ne savent plus monter le son même quand ils voient mon cou se tendre.
Et il y a trop de mots téléphoniques que je ne sais plus décoder.
Il faut se rendre à l’évidence, le temps de la vie presque normale s’achève.
Aujourd’hui j’ai peur, de ce silence qui monte, qui monte inexorablement.
Sentence de surdité, condamnation au silence.
Chronique d’une infirmité annoncée.
Autrefois honteuse, puis simplement gènante, plus tard acceptée comme identitaire, voire porteuse d’atouts, aujourd’hui menaçante, cette surdité héréditaire, toujours connue, mais sait-on jamais vraiment ?
Merci au fouet qui m'a permis de démêler la peur de la tristesse,
Au fouet si juste, si précis, si intensément juste,
Dans cette étrange position, écho à une autre séance, une des premières,
Dont les images et sensations sont toujours là ...
Autre révélation ou bien était-ce déjà de cela qu'il s'agissait ?
22 octobre 2009
De détails...
En gestuelle, l'approche minimaliste d'un art, recherche d'un chemin menant à la beauté dépouillée, approche d'une certaine idée de la perfection :
Elle est entrain de réaliser une suspension, je la couve du regard, comme bien souvent, discrètement, à distance, cela doit d'ailleurs échapper au plus grand nombre, et c'est tant mieux d'ailleurs, entre nous nul besoin d'étaler bruyamment, publiquement notre lien, ni esbroufe, ni théâtre, pas qu'il soit ténu pour autant, bien au contraire, c'est justement que nous le savons fort et puissant de sa vérité, de sa régularité, de sa complémentarité, de sa réalité, que nous le vivons si tranquillement, si sereinement...
ce n'est en rien notre approche, notre recherche, pas de Bdsm de salons, de clubs, d'ultra performances publiques, petits joueurs, grands joueurs, tout cela nous laisse en général dubitatifs, nous ne sommes justement pas dans le jeu, jamais pas une seule fois depuis bientôt 4 ans.
Notre Bdsm est autre, fait d'écoute, d'échanges, de partages, d'intellect et d'affect, avec une réelle charge philosophique, une recherche permanente de la compréhension de notre bdsm justement, nous menant toujours plus en avant dans le détail, l'épure, le dénuement pour approcher l'essence même de ce que nous voulons vivre.
Je suis donc assis, ce vendredi, sa soeur est là, à sa place, s'occupant de sa langue, de chacun de mes orteils, je regarde oeuvrer nawa-san, ses gestes sûrs et précis de bondageuse, mes pensées se focalisent justement sur le fait, que je suis presque certain que peu ou proue dans l'assistance la regarde "elle", les spectateurs en général vont regarder son travail, la personne bondagée, se parant au fur et a mesure de ses cordes, vont faire attention à la technique, de nouage, de contrainte..Mais "elle"...?
Je la regarde se déplacer, se mouvoir, se fondre, c'est beau, c'est de plus en plus beau, elle même contrainte de part sa tenue, qui techniquement, s'approche de notre recherche, elle travaille désormais et adopte une attitude toujours plus "pure", c'est pour moi d'une grande beauté, et d'une grande satisfaction, je suis fier d'elle simplement...ne nous méprenons pas.
Un splendide moment public, qui j'en suis quasiment certain n'aura été partagé que par nous deux, quelle réussite, après tout, n'est ce pas cela en définitif l'approche de la maitrise ? effectuer quelque chose si naturellement, si simplement aux yeux des autres, que personne ne remarque qu'il aura fallut tant et tant d'entrainement, de recherche, d'approche pour justement réussir cet exploit en soit.
Je me perds, tellement je plonge soudainement dans ce qu'elle m'offre l'adéquation, l'osmose minimaliste, presque minérale que ses progrès confèrent désormais à ses bondages, mon oeil est captivé par sa manière de bouger, de tourner autour de la personne qu'elle suspend, ou bondage, manière aussi une fois, fait, de nous présenter son travail, assise là tout près, humblement, à genoux;
beau vous dis je... !
je me perds, mais rien ne m'échappe elle est belle, de sa générosité, de son travail, de son abnégation, de son Don, de son humilité, de sa justesse, de sa cohérence, de sa permanence dans l'effort et la recherche.
La Fidèle, la discrète, la juste... toujours en parfaite harmonie, équilibre sur la voie du milieu, juste à sa place...
sur le chemin des Geishas...
Marquis Noir
14 juillet 2009
Fessée
Tension dans le corps si proche de l’orgasme.
Soupir, désir … abandon, retenue ?
Trois jours plus tard j’en suis encore toute remuée, de cette fessée.
Bout de fesse durci d’hématome.
Souvenir qui revient sous la caresse solitaire.
Provision d’intensité pour 45 jours.
Chûûûûût…..
Nawa-san
959 292 508
13 juillet 2009
Respirer
Je n’aime pas le masque à oxygène. Déjà, je ne l’aimais pas visuellement. Pas mon genre de beauté, pas mon kiff. Et je ne savais pas encore combien on y respire mal, combien on y étouffe, combien on y panique, combien on n’y a pas le droit de paniquer.
27 l’avait écrit à propos d’une cagoule à très petit orifice, il faut se concentrer sur sa respiration, respirer lentement, expirer complètement, quèter chaque petit fil d’air entrant. Alors je me concentre, je tente de contrôler ma respiration, mais j’ai les seins comprimés par la bande de tissus qui a pour tâche de les effacer sous le kimono, et la taille serrée très fortement par le corset. Alors respirer à fond est un problème. Je cherche des positions, je pose la main en arrière pour forcer l’ouverture de la poitrine, je lève le menton, et surtout je reste concentrée sur ma respiration.
Une distraction me fait mesurer le caractère vital de cette concentration : lorsque, à travers la vitre du masque, je crois comprendre que Clara a besoin d’être détachée, je me déplace pour venir faire mon travail de dé-bondageuse, mais j’ai à peine le temps de défaire les premiers nœuds … l’effort est trop grand, l’effort me déconcentre, je perds le rythme et l’ampleur de respiration nécessaire à assurer mon approvisionnement en oxygène, la tête tourne, la panique s’amorce. Je fais signe que je ne peux pas terminer le travail, je retourne à ma place au sol, pour revenir sur ma respiration et reprendre mon calme.
Plus tard, c’est la jouissance de Clara sous Vos mains qui me déconcentrera de nouveau, l’excitation suffira à me faire perdre mon rythme, alors il faudra que je me coupe aussi de la scène, que je tourne mon regard et ma pensée ailleurs.
Le temps me semble terriblement long, mes pensées divaguent sur une époque de guerre chimique où il faudrait réellement respirer à travers cet engin. Le pourrait-on ? Il me semble impossible de fournir le moindre effort physique sous un tel régime de pénurie, il me semble impossible d’entrer en communication, au delà du faible hochement de tête pour signaler à Melle Ôda que ça va.
Le temps me semble terriblement long, j’imagine bien que mon épreuve ne prendra pas fin avant la fin de l’autre jeu, je ne veux à aucun prix être la cause d’une interruption de ce jeu, je me concentre pour laisser à ce jeu le temps d’aller à son terme. Pas déranger. Attendre. Confiance qu’un moment viendra où Vous me délivrerez de ce pensum.
J’oscille entre la conscience de ce qui se passe autour de moi, et l’état cotonneux au bord du gouffre.
Je vois arriver un rosebud sur la table, étape du jeu d’à coté, et puis, un instant plus tard, un second rosebud vient rejoindre le premier. Mon cerveau embrumé peine à comprendre …. Clara avait deux rosebuds ? Mais où était le second ? Un subtil glissement de la pensée me fait pouffer de rire en même temps que mon regard croise celui de Melle Ôda, et nous pouffons à deux. Mais le rire déforme mes joues et fait entrer un filet d’air frais le long de mon menton. Ca serait tricher, alors je redeviens sérieuse. Et je me retourne vers ma respiration.
Régulièrement, Melle Ôda me presse la main ou se penche vers moi pour vérifier où j’en suis de mon voyage. Sa présence est rassurante, elle veille, quelqu’un saura si jamais je tombe dans les pommes, quelqu’un saura immédiatement au mollissement de mes doigts. Impression vague que c’est la première fois qu’on partage réellement un jeu, elle et moi. C’est doux, je sais qu’elle, elle aime les trucs qui enveloppent la tête et limitent la respiration. Elle connait mon voyage et le partage comme je partage parfois le voyage d'une autre, sous un autre instrument. Sa présence à mes cotés Vous décharge d’une partie de la surveillance. Je sais que Vous gardez un œil sur moi, mais je vous imagine tous les deux complices de cette co-surveillance de mon voyage dans les brumes cotonneuses de l’asphyxie limite.
Je m’applique à respirer et ça me semble un exercice de survie, comme quand il faut tenir la durée de la tempête en mer sans s’endormir, parce que si on s’endort, on est foutu. Ici je dois tenir la durée que Vous déciderez sans m’évanouir car si je m’évanouis quelque chose est foutu. Quoi ? La confiance ? Perdrez-Vous confiance en moi si je m’évanouis ? Vous avez choisi de m’imposer ça en sachant que la limitation de respiration est une de mes sources de panique. Je veux répondre présente. Je tiendrai ce que Vous déciderez.
Pincement lorsque l’autre jeu est fini et que je Vous vois vous rasseoir. Vous prenez un plaisir sadique à prolonger, bien sûr, mais c’est aussi pour ça que je Vous aime. Parce que Vous m’amenez à aller au bout de l’idée, au bout de la logique. J’ai décidé que je tiendrai, j’ai compris de 27 comment le faire, j’ai pris de Melle Ôda un fil de soutien inattendu, j’irai au bout. Je ne demanderai pas l’arrêt, je ne laisserai pas la panique monter et m’envahir, je ne tomberai pas dans les pommes. Je resterai là juste à la limite cotonneuse.
Attendant.
Lorsque Vous venez enfin me délivrer, j’espère, j’espère que Vous êtes satisfait.
Nawa-san
959 292 508
12 juillet 2009
Foetus
C’est bien ce sac jaunâtre aux dimensions inadéquates (trop grand pour une cagoule, trop petit pour ….) qui se dilate, enveloppe et absorbe le corps entier de Mademoiselle Ôda, dans une étrange dé-naissance de science fiction ?
Les yeux écarquillés, je crois voir enfin ! … en trois dimensions ! … un de ces Aliens tracés par Bilal ou un autre, ces auteurs de BD dont je raffole. Quel plaisir, quel émerveillement !
Alors quand Vous me proposez d’y entrer, je fais oui de la tête comme une petite fille à qui on propose un truc convoité mais inaccessible, et je suis tellement agitée que Vous me croyez au bord de la panique.
Une fois dedans je découvre autre chose : la pression du latex, la pression partout autour, la possibilité de bouger mais pas totalement librement, cette douceur pressante, ce glissement résistant, ce contact chaud et aimant du latex.
Et puis …. nécessité de rester recroquevillée, pas assez de place, peur de percer la poche, ranger les talons contre les cuisses et les mains sur la poitrine, en position fœtale. La vraie position foetale. Pas comme celle qu’on prend dans le lit pour dormir quand ça va mal, mais celle qui a en plus, justement, l’enveloppe complète autour. La vraie. Presque.
Elisa me masse la nuque, et je perds le contact avec les causeries autour. Moment d’abandon, de confiance, de lâché-prise, yeux fermés, j’en pleure doucement, à l’intérieur. Infinie douceur.
Merci à Lili pour le prèt de cette bulle de Latex, merci à Mademoiselle Ôda d’avoir écourté son séjour dedans, ce qui m’a permis d’y entrer moi aussi.
Nawa-san
959 292 508
30 juin 2009
Exhausteur
J’ai cru que la fatigue m’empêcherait de jouer ce vendredi-là. Il est vrai que jouer intense comme nous le faisons engage beaucoup d’énergie - même si, comme je le dis souvent ça « remet l’énergie en place », aussi…..
Au contraire.
J’avais a peine vu la badine sortir, mais j’en ai senti la première caresse très vivement, comme un appel.
Il me semble que je me penche, à demi innocemment, pour lier des poignets, mais que mon cul, lui, à demi pas innocemment du tout, se tend à l’écoute de l’appel. Et l’appel se confirme.
Il me semble que je prends appui, tout simplement, sur le premier appui venu, cette épaule en haut des poignets que je viens de nouer, et que cette position permet justement à mon cul de ne pas prendre le risque de s’éloigner de l’angle idéal. Risque qu’il faudrait prendre, si je cherchais un autre appui que celui-ci.
Les coups s’intensifient.
Il me semble que je me penche plus, de fatigue dirait-on, certes, de fatigue réelle, mais aussi, ici encore, sous la dictée de mon cul échauffé, bientôt brûlant, qui ne veut pas en perdre une miette.
Il me semble que ma main droite ramasse les pans de mon kimono. Ils flottent un peu trop. Mon cul n’aime pas sentir que le précieux coup de badine se perd dans du tissu qui flotte. Il demande à être exposé à tous les coups, et le tissu est assez fin pour cela, mais le tissu doit être plaqué sur la rondeur pour que la badine fasse son ouvrage.
L’épaule sur laquelle je m’appuie bouge elle aussi sous d’autre coups, échos de coups qui se répondent à travers les mouvements de nos corps. Au souvenir de ces instants, j’imagine que les regards des deux donneurs de coup se sont croisés, partage de sadisme, complicité délicieuse.
J’ai perdu la notion du temps.
La badine et la fatigue font leur ouvrage, ma tête tourne, mon bras d’appui faiblit, et l’autre ne veut pas lâcher le kimono, mon corps se tord, mon cri monte, et je perds pratiquement connaissance en abandonnant l’appui.
Je suis au sol, en larmes, à demi assommée, assommée de fatigue, fatigue exhausteur d’intensité, intensité libératrice des émotions coincées, avec l’envie que ça continue encore un peu, encore un peu. Et ça continue encore quelques coups … pour le plaisir.
Merci, merci, pour cet instant sublime et pour les traces violettes qui m’ont accompagnée quelques jours.
Nawa-san
959 292 508
25 juin 2009
Du Kun au San...
Kin devenu San, pour celles et ceux s'interrogeant, oui il s' agit bien d'un changement de statut, d'une évolution naturelle et méritée surtout, après une relation de soumission de 40 mois.
L'on passe du Kun japonais, puis le Kin de Nawa-Kin en était question de sonorité notre traduction francisée, l'on passe donc du "Kun" premier échelon dans les formules de politesse au Japon, celle que l'on réserve en général à ses subalternes, à ses soit disant "inférieurs" ou désignés comme tels, dans la hiérarchie, mais aussi simplement en ancienneté... sans oublier que le Kun est empreint d'un affect, qui celui ci, evidemment, ne sera en rien remis en cause, par ce changement de statut.
Le "San" marque le palier supérieur, bien qu'il soit la formule de politesse lambda et la plus couramment utilisée pour désigner quelqu'un, ni déférence, ni inclinaison, une formule polie, mais presque totalement neutre, une subtilité de langage comme seul, les Japonais en sont capables.
Dans la considération le " san" est donc supérieur au "Kun", il existe bien entendu biend 'autres "paliers" de formulation : Senseï, Sempaï, voir Sama... sourire chez nos amis Nippons, mais qui eux n'auraient bien entendu plus aucun sens dans notre univers et relation BDSM,
Nawa-San étant soumise, il serait ubuesque, et totalement hors de propos, qu'elle puisse devenir un jour Nawa-Senseï, où alors a devenir Dominante, mais là... sourire...
Elle sera donc désormais et définitivement : NAWA-SAN.
Notre envie commune pour l'avenir de cette relation, est de faire évoluer Nawa-San vers un statut de Geisha, elle en à déjà certaines attitudes et aptitudes, mais il lui manque evidemment tout ou grande partie du savoir faire, du savoir offrir, que celles ci acquièrent, au cours de longues années de pratiques et d'apprentissage : compétences, la recherche systèmatique de la perfection du geste, et de la position, l'acquisition de tout cela, sera notre chemin pour l'avenir.
Elle a déjà la droiture, la fidélité, la tempérance, l'instinct naturel à l' inclinaison et l'humilité nécessaire, pour ne pas à avoir sans cesse le besoin d'attirer sur elle la lumière, dont elle n'a nul besoin pour briller, discrètement, mais surement dans l'ombre.
Là encore, un long et beau chemin s'ouvre devant elle de Maiko, en passant par geiko, pour un jour finir enfin GEISHA.
Brillantissimes femmes de l'ombre, pétries d'éducation reçue, le travail, et l'écoute, pour s'ouvrir à toujours plus de disciplines diverses à maitriser, afin de servir toujours plus, toujours mieux, le Maitre, et ses invités dans leur maison de thé.
Discipline, rigueur, éducation, respect des règles et des codes ancestraux des traditions, humilité, service.
Marquis-Noir.
05 juin 2009
Pour faire suite à une conversation.... :-)
A NOSTRA STORIA
Au début était la paix.
Avec des pierres, les hommes du mégalithique inventaient leurs premiers abris, et sculptaient d'étranges dieux, à Filitosa ou ailleurs encore.
Cette île sereine attirera la convoitise des envahisseurs, et vingt fois, au cours des siècles, l'île de Corse sera prise d'assaut par des conquérants venus de tous les horizons.
Le plus souvent, ils susciteront la haine et la révolte, contraignant ce peuple de bergers, pacifiques, à prendre les armes et résister.
Il faut attendre cependant le milieu du XVIII° siècle pour qu'après une succession d'aventures héroïques, la Corse connaisse les pages les plus émouvantes de son histoire.
En 1732, au couvent d'Orezza, une Consulta des patriotes proclame l'indépendance de l'île de Corse.
Hyacynthe Paoli, rédige un projet de constitution dont le préambule décréte, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité :
" Les hommes naissent libres et égaux en droit ".
Une phrase prémonitoire, qui, un demi siècle plus tard, sera reprise par tous les révolutionnaires du monde. Le destin est en marche.
Le 14 juillet 1755, Pasquale Paoli est élu Général des Corses à la Consulta Nationale de St.Antoine de Casabianca.
La Corse devient "Nation" !
Le jeune chef d'état parviendra alors à réaliser la difficile unité du peuple.
Il dote sa patrie d'une exemplaire constitution démocratique qui institue la séparation des pouvoirs, et le vote des femmes, relance l'économie agraire, fait frapper monnaie, fonde à Corté, qui devient la capitale de la Corse, une université.
Il fait administrer une justice égale pour tous ...
32 ans avant la première constitution américaine !
34 ans avant la révolution française de 1789 !!
Partout dans le monde cette fantastique expérience politique et sociale suscite l'admiration,
Les philosophes et tous les esprits éclairés du siècle de lumière saluent en Pasquale PAOLI le précurseur de la démocratie.
En France, VOLTAIRE, comme Jean-Jacques ROUSSEAU, lui tressent des louanges, et prédisent l'universalisation de son oeuvre.
En Angleterre, en Prusse, en Hollande, les penseurs, les hommes de science donnent en exemple l'île de la justice, l'île de CORSE !
C'est alors, en 1767, que la France de Louis XV achète à la République de Gênes une prétendue souveraineté sur la Corse. et dècide de mettre "au pas" ce peuple frondeur.
Pour abattre PAOLI, et sa petite République, la monarchie française constitue et dirige vers l'île un corps expéditionnaire de 40000 hommes ...
Et, le 8 mai 1769, dans les flots du Golo, à Ponte Nuevo, la Corse est défaite, conquise. Dans une farouche résistance, elle le demeura.
Malgré cette conquête, suivie de l'exil de Pascal PAOLI en Angleterre, sa pensée intacte va servir de détonnateur à d'autres révolutions dans le monde.
En 1787, les insurgés américains offrent à leur nouvelle nation une constitution, qui ressemble étrangement à celle de la Corse.
L'affiliation des deux lois fondamentales est aujourd'hui historiquement prouvée.
En 1789, et par contrecoup, les révolutionnaires français rédigeront la déclaration des Droits de l'homme et du citoyen.
Aujourd'hui encore, aux Etats Unis, on se souvient du rôle de Pasquale PAOLI, l'inspirateur incontesté des pistes de la Liberté.
Et 7 villes américaines portent le nom de "PAOLI", "CORSICA", "MONTICELLU" "CORSICANA", ...
à sa mémoire ...
Chez nous, ...
il n'en est pas de même...
Si cette mémoire là n'a pas la place dans les très officiels livres d'histoire, elle est pourtant de ces vérités que l'on doit, aux hommes, aux peuples, à leur nom, à leurs souffrances, à leurs espoirs....
28 mai 2009
INJU
Juste pour la beauté de quelques scènes, de costumes, de l'intérieur d'une maison de Thé, de la manière des geishas de vous y recevoir, et s'y déplacer, un jolie scène de positionnement aux pieds de l'homme, érotique à souhait, trop courte malheureusement, globalement, un film médiocre, surjoué, mais quelques belles scènes pour les amateurs.
Inju, la bête dans l'ombre bande annonce
26 mai 2009
Poisson volant.
Qu'elle soit Maiko, Geiko, ou enfin Geisha, c'est un long apprentissage, millénaire, de gestes, de rites, de règles, et de l'apprentissage des dites règles, pour "transmettre" justement, aux futures vocations, apprentissage de la musique, de la douceur, des massages, de la discrétion, sans être effacée, 27 à a ce sujet une très belle expression je trouve : " 2 pas en arrière, tête baissée" c'est exactement cela, femme de l'ombre, pourtant brillante de culture, de savoir, de maitrise, l'art de s'occuper au jour le jour de sa féminité, de son corps, de ses yeux, de sa coiffure, de la décorer suivant les saisons, les mois, où l'avancée de l'apprentissage. L'appren-Tissage, où comment aussi maitriser les cordes, et tout ce qu'elles peuvent apporter de bonheur, de plaisir, de douleur, de honte, et d'offrande à celles et ceux étant entravés, mais aussi bonheur, plaisir des yeux, pour celles et ceux assistant au savant tissage de la toile, telle l'épeire, tu tisses, tu lies, tu relies, tu enserres, tu offres l'encordée aux regards des voyeuses et voyeurs, pour leur plus grand plaisir.
Tu as depuis quelques temps franchi des paliers, pour ce qui est du bondage, où tu te rapproches de plus en plus du bondage épuré, mais efficace...
Pour tout le reste, le chemin choisit continue, pour cela, il faut beaucoup d'abnégation, une envie hors normes, une vocation dirais je, un sacerdoce, mais il faut aussi beaucoup beaucoup de matériels, de matériaux, d'investissement tant personnel, qu'économique, car l'apparat fait partie intégrante de la Geisha, et de ce qu'elle représente depuis tants d'années, dans la socièté et l'âme Nippone...
Ton chemin à débuté il y a bientôt 3 ans et demi, celui de geisha, ne fait que débuter, tu sais, que je serais toujours à tes côtés, pour te soutenir, et t'encourager, et plus s'il le faut ;-), mais je sais, que tu as déjà depuis longtemps, intégré les notions de justesse, de pondération, de réflexion, pour juste y arriver, sans dévier sur les chemins de l'excès, de la tromperie, de la veulerie... je te sais droite, et juste, je te sais honnête avec toi même, ce qui est l'essentiel, pour pouvoir l'être ensuite avec les autres, alors que cela prenne, 1 an, 3 ans, 5 ans, ou 7 ans, voir plus, je serais là, à attendre...que ta mue soit terminée, pour enfin laisser s'envoler totalement, complètement vers A, un papillon chatoyant, que dis je un poisson volant.... ;-) pouvant quoi qu'il en pense, lui apporter ce que peu d'hommes auront eu le plaisir et le bonheur de connaitre.
baisers baisers
Ph.
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