07 août 2008
TOTAL SLAVE
Dessin de Eff Hell
09 Juillet 2008
Nous avions décidés d'un accord commun du caractère intimiste que nous souhaitions donner à ce moment exceptionnel pour nous 2. Les témoins seraient, Mlle Ôda, Franck et Clara, Marine, et Chlo, nous voulions, pouvoir compter sur quelques Amis, qui apprécieraient, et comprendraient le caractère très symbolique du Don.
Un imprévu de dernière heure, allait nous priver de la participation de Marine, et du petit scénario complice autour "des cordes" et du crane rasé que j'avais imaginé offrir à Nawa-Kin, regrettable, mais il fallait s'adapter à cette absence, la soirée ne pouvait en aucun cas être repoussée.
Nawa-Kin prenait la mer le surlendemain.
Nos amis étaient tous à l'heure, Clara, Chlo et Nawa-Kin se préparaient, s'habillaient, se pomponnaient, pour être comme à leur habitude à la hauteur de l'évènement. Je m'occupais ce faisant d'ouvrir un Aloxe-Corton 1989, que Nawa-Kin à trouvé chez un Magicien de caviste.
Il fallait à pareille bouteille le temps d'exhaler... la rencontre de l'air et du vin... le nectar enfin libéré après pareille attente, la robe est unique... d'un splendide Rubis...
L'attention est belle, Nawa-Kin s'est souvenue d'un passage d'un de mes textes " Bonne Année", j'y parle de mon vin préféré...que dire de plus ?
Rien, c'est juste Elle, comme à l'habitude, délicate et attentionnée, parfaite Geisha.
Mlle Ôda, aidée de Clara et Chlo, ont dressé la table, apéritif dinatoire, la table est belle, colorée, le Champagne et l' Aloxe-Corton sont servis, nous devisons sur les vacances prochaines des uns et des autres, l'ambiance est conviviale, détendue et complice.
La soirée promet d'être belle... Unique.
Fin de la première partie.
04 août 2008
DECISION
Nous en avions parlé quelques fois, l'évoquant avec interet, chacun de nous deux, avait semble t' il sa propre approche, son regard, mais nos motivations se trouvaient être les mêmes, la signification, le don, le pas supplémentaire dans le partage, dans notre histoire, vers "sa condition", tout cela une fois encore nous réunissait.
Nous savions d'instinct pratiquement depuis le 1er jour de notre chemin, que cette démarche était inscrite, que ce symbole viendrait un jour prendre sa place, presque naturellement, je dis "presque" prenant en compte qu'elle avait désormais, aussi le devoir de ménager son "Amoureux" , là est pour Elle maintenant un perpétuel numéro d'équilibre... Oui, elle doit le préserver, prendre en compte l'existence dudit, et aussi en prendre soin.
Mais paradoxe bien installé de fait, elle ne doit pas... "Trop, non plus" sous peine de faire de notre relation D/s, une histoire, dont chaque pas, chaque avancée, dépendrait de "Lui", ses décisions, ses angoisses, son acceptance ou non de telle ou telle chose...Avouons le, ce serait totalement nier et saper l'existence de la D/s dans nos rapports, ce serait Ubuesquement ridicule...Mais pourtant si tentant, pourtant si... comment dire... perversement simple, et surtout si lâche, que cela en serait presque humain, presque la norme...Et que bon nombre aussitôt aurait adopté cette solution.
Que Nawa-Kin soit remerciée, de sa droiture, sa rectitude, son honnêteté intellectuelle, sa réflexion et compréhension de la conscience de sa condition, sa clairvoyance, son courage à ne pas tout sacrifier à " L' Amour", où à ce qu'il est censé être, du moins, dans un monde vanille, mais aussi bien souvent dans un monde vanille "aux éclats BDSM".
Nawa-Kin ne joue pas, elle EST, et c'est en cela que nous nous rejoignons depuis plus de 30 mois.
La décision fût donc prise, nous allions nous offrir, mutuellement cette Envie, ce Pas, ce Don, date fût fixée : Mercredi 09 Juillet 2008 c'était dit, elle repartirait de notre soirée, très intimiste, tête rasée ! mais esclave, totalement nue, comme au premier jour de sa vie, elle pouvait continuer sa renaissance, et partir 6 semaines sur l' Océan, tête haute!
Marquis Noir
08 juillet 2008
avant la Tête Nue
Questions de petite fille, à propos de sensations, sensualité
blessures d'adolescente, dans mon devenir-femme
loyauté et transgressions de fille,
révoltes de femme, contre l'asservissement à l'homme,
quète d'un féminin bien à moi, au délà de l'apparence,
totalement exposée à ce qui adviendra, en moi, loin du monde social,
tête nue, tête haute
07 juillet 2008
Soumission
L’esprit et la lettre. Comme on fait ses gammes avant de savourer la musique produite, et qu’on continue à faire ses gammes pour maintenir sa qualité de jeu, il y a des cotés ardus et d’apparence ingrate dans la soumission.
« Pratique et tu comprendras ! » …. D’autres approches sont basées sur la pratique comme moyen d’accéder à un autre niveau de compréhension. Oui, j’ose la comparaison ! Moi qui ne suis pas croyante, je vois des similitudes dans les mécanismes. Je pense que la soumission pratiquée avec sincérité peut apporter un « changement d’état », un nouvel éclairage sur soi et sur les autres.
La « sincérité ». Il ne suffit pas de cesser de travailler à shabat, de réciter les mantras pendant des heures, ou de s’agenouiller devant son Maître. Il faut penser son acte, remettre en question ce qui nous empêche de le faire bien, le faire avec intensité, le savourer, en voir la beauté, s’en imprégner, s’en satisfaire et ne rien attendre en retour.
L’absence d’attente. La soumission est un don pur, toute attente en retour serait une négation de la soumission. Oui mais ... , pense-t’elle,... il y aura bien une récompense, pour la soumission ? Il va bien s’occuper de moi, en échange ? Et bien non. Peut-être qu’Il va s’occuper de moi, et peut-être pas. Peut-être maintenant, et peut-être un autre jour. Peut-être d’une manière que j’aime et peut-être d’une autre qui Lui convient mieux. Et c’est l’acceptation inconditionnelle ce de peut-être, qui fera la vraie nature de la soumission.
Accepter les imperfections dans notre geste et chercher à faire mieux : oui, c’est difficile de rester immobile sur mes genoux, et où serait la soumission s’il n’y avait que confort et facilité ?
Ecouter et entendre ce qu’Il dit sur nos travers, nos dispersions : c’est Lui et non pas moi, qui définit ce qui est bien ou pas, il n’y a pas de soumission si je juge moi-même, il n’y a pas de soumission s’Il n’a pas façonné quelque chose en moi, par ses remarques et exigences.
Voir la beauté même de ce qui nous déplait, nous agace, voire nous révolte dans le monde vanille, car ici c’est un autre monde.
Un monde où je n’essaie pas d’avoir raison face à Lui, jamais.
Nawa-kin
959 292 508
11 juin 2008
La Diagonale du Fou
Point d'opposition à la quadrature, bien au contraire abonder...
Après quelques années dans notre univers impitoyable ( Dallas quand tu nous tiens..)
Mon propos évitera soigneusement les hommes, leur cas à mes yeux étant réglés depuis longtemps, point de réels soumis, quelques vrais Masos, oui. Jouisseurs avant tout, profiteurs de l'instant présent, adeptes d'une philosophie CARPE DIEM, incapables de s'offrir, de se projeter sur le long terme dans une relation d'inclinaison, d'offrande. Tempérons à toute règle il existe de soit dîsantes exceptions... règle, exception ?? des mots très féminins...
Revenons en donc à Elles, les soumises, ou candidates déclarées comme telles...
j'en ai croisé, côtoyé, certaines d'entre elles, ont même tenté de partager ma vie...
A les écouter, trois mots les font rêver :
VERITE, INCLINAISON, PARTAGE.
Ha qu'ils sont beaux, généreux, forts ces mots, rares aussi, d'une rareté frisant l'absolu
Elles oublient en général le : LÂCHER PRISE.
car la le bât blesse, là est la faille, leur faille.
Dans ces cas là, pour pallier leur propre tromperie, erreur, leur double jeu, leur incapacité à savoir ce qu'elles veulent exactement, et ce qu'elles sont, capables d'offrir ou non, elles ont leur botte de NEVER... Pourrais je dire, en un clin d' oeil :
" On peut essayer, Maitre, il me faudra du temps, de l'attention, il vous faudra être patient, allons y doucement, puis c'est votre rôle que de me faire évoluer"...
sourire..sourire....
Cette basse argutie, leur permet de tenir la ligne, quelques semaines, quelques mois, tout au plus, jusqu'au moment où confrontées à ce qu'elles ne sont pas, elles explosent en vol, étoiles filantes du ciel BDSM, certaines plus brillantes que d'autres, arriveront à laisser une trainée de poussière d'étoiles suffisamment importante derrière elles, pour attirer encore, et retenter une fois encore de recoller les morceaux d'un puzzle insoluble.
Elles sont obligées, de vous quitter très rapidement, fallacieux arguments classiques à l'appui, et se sentent même obligées, pour confirmer leur statut de "soumise bafouée" de lâcher leur venin sur votre cas.
La vérité sur soi est toujours aussi difficile à affronter.
La diagonale du Fou, jeu de la vérité, quittons enfin le romanesque, ces Colins-Maillards de l'à peu près,théâtre de l'ombre, No Japonisant, Comédia Dell' Arte...Bas les masques, les Imposteuses sont parmi nous... Joueuses inconscientes pour la plupart de leur propre vie en cinémascope, se rêvant héroïnes de romans, ou de fresques cinématographiques...
Premiers émois... souvenirs...elles rêvent en couleur
se revendiquent haut et fort soumises, masos, libertines, perverses, déviantes, ou que sais je encore, mais veulent dès le départ recréer le cocon douillet et protecteur de la scène Judéo-Chrétienne, et petite bourgeoise, auquel elles sont habituées, auquel elles ne veulent surtout pas échapper...
respectons leurs peurs, appréhensions, angoisses, limites, failles, fêlures, leur refus au fond de lâcher prise, de se soumettre tout simplement...
Actrices oui, mais à la fois directrices de casting, et metteuses en scène... ça c'est du lâcher prise !!!
LAS ! LAS ! LAS!
si si j'en ai rencontré, et en trouve une, parfois telle une perle, les Nawa-Kin, Elle, Marie, C, Sofia, Maïko, existent bel et bien, la route est belle éclairée de telles étoiles, sans oublier Mlle Ôda, qui a enfin décidé de laisser briller sa lumière et de nous en inonder, celles ci savent, ont compris, veulent profiter, de ce que la soumission se doit d'être : avant toute chose une profonde honnêteté avec Soi même, puis avec l'autre, un profond et réel besoin, une envie viscérale de SERVIR. Au travers de cela, une recherche très personnelle d'harmonie, d'épanouissement, dans la confiance et le lâcher prise.
ACCEPTATION.....ADHESION....INCLINAISON....ET DON DE SOI.
4 mots simples, mais totalement indéchiffrables pour la plupart infranchissables, inaccessibles.
La confiance me direz vous ? condition sine qua none à la mise en place de ces mots mais elle en est à la fois la Matrice de fait.
Puis allez, un peu de provoc, mais tellement teintée de vérité, que les Hyènes Imposteuses vont s'adonner à leur exercice préféré, elles vont hurler à la lune...
NON, NON, ET RE NON, une soumise n'a rien à attendre " en retour, en échange" car partant de ce principe, nous ne sommes déjà plus dans le DON DE SOI, mais dans une économie de marché de "Troc émotionnel, physique, intellectuel" nous retombons dans les travers des petits... commerçants..à la petite semaine, la règle s'en trouve aussitôt tronquée, et à partir de là les fondations mêmes de la relation BDSM, le seront.
Soyons purs et durs (oui, mais trop... svp..Maitreeee... ;-) )
Tendons vers l'absolu, vers le rare, vers le beau, l'inaccessible, ardu, chaotique, dangereux... le chemin en vaut la peine, c'est même le seul qui vaille.
Admise, comprise, acceptée, digérée, et mise en application, la règle est simple et belle, source de lumière et de bien être.
Il faut juste accepter un jour, de ne plus vivre dans la peur.
Il faut juste accepter un jour de sortir enfin de la Diagonale du FLOU.
Marquis-Noir.
28 mai 2008
Quadrature
Je l’ai attendu et désiré longtemps. ça remonte à plus de deux ans, lorsqu’au au moment de bondager la belle D, j’ai reçu l’ordre impérieux de faire attention à ses anneaux de tétons tous neufs. Il y avait dans cet ordre une immense attention à elle ! Féminité décorée, femme précieuse.
Je l’ai attendu et désiré, et me suis pliée docilement à l’étape intermédiaire, où le bijou posé était déjà un bien un bijou, même si pas encore un anneau. Je l’ai attendu, désiré, et j’ai cru devoir y renoncer quand, semaine après semaine, le rendez-vous ne se prenait pas, ou se transformait en simple discussion. Ma dévalorisation chronique me faisait conclure, à tord, que ce n’était pas le moment de réclamer. Une soumise ne réclame pas.
Pour remplacer la petite barrette courbée par un anneau, il a fallu quelques instants sans rien. Et si petite qu’elle soit, même restée un an en place, et donc presque oubliée, au quotidien, j’ai senti pendant ces quelques instants un vide profond, je me suis sentie … nue, exposée, vulnérable, incomplète. Ce bijou est devenu une partie de moi. Sa présence métallique a obligé mes gestes intimes à changer, de la toilette à la caresse. Sa présence a modifié aussi l’image que je me fais de moi. Etre sexué. Mon sexe décoré, évidence de la valeur de mon sexe, moi qui ne suis qu’une fille. Qu’une fille. Rien qu’une fille. Fille décorée, fille précieuse ?
La douleur de l’élargissement, bien réelle, bien vive, et aiguillonnant la peur, la peur du trop, trop loin, trop déchiré, mouvement trop brusque, pas bouger surtout, serrer la main et pas bouger. Fière, fière, ensuite … étape franchie, à nouveau complète. Complète pareil et complète autrement. Pareil car c’est un tout petit anneau discret qui reste niché au cœur de mes lèvres, caché au creux. Autrement car c’est un anneau, enfin, comme initialement imaginé. Symbole du lien, complet, refermé sur lui-même, il s’appelait déjà anneau lorsque la barrette a été posée.
Maintenant il est là, et je me retrouve face à mes quadratures, quadrature du cercle, quadrature de l’anneau, quadrature du lien, quadrature du double engagement, le D/s et le vanille. D’un coté je mesure combien ce don à mon Maître pour qu’il pose une empreinte durable sur mon corps, est imparfait, si loin de l’idéal du don total qu’il est pour d’autres : les tatouages, les anneaux largement visibles, voire handicapants, les anneaux de chasteté. De l’autre, je vois les limites d’un exercice qui consiste, pour mon chéri, à accepter sans comprendre, accepter, lui, ce que la majorité juge négativement, à partir d’un point de vue étroit : la logique du couple « tout pour l’autre ». Accepter ce que tant d’autres n’accepteraient pas. Modifier son regard sur la femme qu’il aime, modifier ses gestes sur elle, accepter l’existence d’un lien fort hors de lui.
Quadrature. Me soumettre à la douleur d’ Ariel serait un contresens, une négation de mes besoins profonds. Lui imposer mes choix avec autorité serait un autre contresens, je n’ai aucune envie de dominer cette relation. Refuser la badine tant désirée pour lui éviter la vue des traces était une erreur, je l’ai compris trop tard. Promettre qu’après cet anneau, il n’y aura plus d’étape serait une autre erreur, dont je me garde bien.
Recherche d’équilibre, quête de cohérence, c’est dans l’exceptionnel que l’issue se trouve. Rencontres exceptionnelles, ouvertures d’esprit exceptionnelles, projets exceptionnels, tolérance et bienveillance exceptionnelles, confiance exceptionnelle. Sans cela, la quadrature est insoluble.
Nawa-kin
959 292 508
20 avril 2008
Aiguille
Si grande que je n’ai d’abord pas cru qu’elle était pour moi.
Si grande, que j’ai préféré l’oublier quand la séance avec les petites a commencé, le snif du désinfectant, l’imagination au travail, les millimètres carrés de peau en éveil, le corps tout tendu, immobile, à en oublier la circulation dans les jambes repliées
Si grande que, déjà bien étourdie par les 6 premières, hyper-ventilée de trouille, d’extase, d’attention, de concentration, de rétention du souffle nécessaire à l’écoute fine, je me suis sentie fugacement partir dans le noir, lorsqu’elle est venue se déployer devant mes yeux
Si grande que je n’ai pas compris, tout d’abord, puisque je ne pouvais pas regarder; je ne voulais pas regarder la main, je regardais tant le visage…
Si grande que j’ai cru qu’elle me déchirait, espéré qu’elle me déchire, désiré qu’elle me déchire, aimé qu’elle me déchire …
Si grande que le corps entier a senti l’effort d’appui pour percer, ne pas bouger, surtout ne pas déranger le geste, surtout ne pas gâcher Votre plaisir
Si grande que je suis repartie dans le noir, lorsque le sang est revenu dans mes jambes, clac, clac, Vous me ramenez dans la lumière de deux giffles bien sonnées
Si grande que j’en suis fière encore,
Si grande que je la garde comme un trophée,
Fétichisme pour une aiguille.
Merciiiiiiiiii
Nawa-kin
959 292 508
19 avril 2008
Violences
Violence publique, exhibée. La présence d’un public nombreux, silencieux, attentif, parfois excité et parfois atterré modifie le processus cérébral. Ni mieux ni moins bien, mais autre.
Violence incompréhensible, inaccessible à la plupart des mortels, tellement elle est en contradiction avec le bon sens. Privilège de vivre quelque chose d’exceptionnel.
Violence domestiquée, dispensée avec une progressivité choisie, des paliers. Paradoxe de la violence reçue par choix et en toute confiance.
Violence rédemptrice. Légèreté ressentie, après. Réparer une faute commise ou reçue en héritage, réparer la faute d’un autre. Poser un fardeau.
Violence substitutive, plutôt la violence que rien. Plutôt la violence encadrée du S/m que la violence domestique ou sociale, physique ou relationnelle, la violence vanille, qu’on n’ira ainsi plus chercher.
Violence initiatrice, lorsqu’on a besoin d’elle pour découvrir quelque chose de soi, de son corps. Mon corps se dérobe mais ma tête veut savoir ce qu’il y a « un cran plus loin ».
Violence brute. Entre le contrôle de la progressivité et la fin, tout un espace … vertige de la fin ultime.
Nawa-kin
959 292 508
29 mars 2008
Pet Girl
J’ai joué avec elle comme une enfant jouerait avec un grand chien aimé, tenterait de lui apprendre des tours, puis s’installerait tout contre, pour lui faire des confidences d’amie à l’oreille.
Je Vous ai vu jouer avec elle, j’ai envié la badine et j’ai envié le geste puissant avec lequel Vous l’avez soulevée pour la mettre à 4 pattes.
Je l’ai vue se soumettre, un peu, à la badine, se soumettre plus loin que d’autres fois, me demandant si elle parvenait à transformer la douleur ou pas… si Vous lui en laissiez le temps entre les envolées du bras. J'ai imaginé les coups sur moi, et fantasmé sur la sensation combinée de la badine et de la tension dans la laisse.
Je l’ai entendue évoquer ce singulier point de vue sur les scènes alentours, que lui donnait la position « couchée ». Par en dessous, à l’opposé de la princesse, qui regarderait tout d’une certaine hauteur.
Qu’aurait-elle ressenti si elle avait assisté au combat-jeu entre Polyeucte et Orca, l’an dernier, à ce déferlement de pulsion animale interprétée et exécutée avec brio, par deux personnes vives et brillantes le reste du temps. Aurait-elle dit « wouaou ! c’est ça que je veux explorer ! » ?
... Ou bien suis-je simplement en train de lui souhaiter ce qui m’est arrivé à moi, lorsque j’ai vu le fouet au travail pour la première fois ? Trouver une voie inexplorée, trouver une voie identitaire, révélatrice d’une identité profonde jusque-là méconnue ... à suivre…
Nawa-kin
959 292 508
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